
Aujourd’hui, c’est repos. Ouf, ouf et re-ouf.
A l’heure où je vous écris, je suis au bord de ma piscine à Santa Monica, avec des bleus partout et un genou en compote. En train d’essayer de me remettre de ce qui fut, sans aucun conteste possible, la plus abominable semaine d’entraînement depuis le début du programme MarsNeedsHeroes. J’ai vu mon ostéo, mon kiné, ma dermato, ma prof de yoga et ma coach vocale, pour un check-up complet. Tous étaient atterrés de l’état dans lequel ils m’ont retrouvée.
Le seul qui était content dans l’histoire, c’était Neil, mon coach physique. Il m’a dit avec un sourire jusqu’aux oreilles que j’avais fait des progrès au niveau cardio… mais de toute façon, cette espèce de salaud a toujours éprouvé un plaisir malsain à me voir souffrir. Aucun doute : il est à la solde de l’abominable Professeur Sergueiev.
Bon, trève de blabla : pourquoi ma semaine a-t-elle donc été si à chier ? Réponse : parce que je suis blonde. Et que, comme toutes les blondes, il fallait bien que je fasse, à un moment ou à un autre, une connerie plus grosse que moi.
Inviter Sa Majesté Karl Lagerfeld comme guest star de MarsNeedsHeroes ? Non, ce n’était pas une bétise. Au contraire, c’était plutôt une bonne idée. En effet, non seulement, grâce à son côté totalement culte, Karl a attiré une audience beaucoup plus haut de gamme que celle qui regarde l’émission habituellement, mais surtout, il s’est fendu d’un touchant compliment pour ma humble personne (et pour Mars | Semi | Direct). Un compliment comme seul Karl Lagerfeld sait les faire.
Question d’une journaliste : « croyez-vous vraiment au rêve de Matsya de monter cette mission sur Mars ? ». (Salope, va !).
Réponse de Karl : « Rêve n’est pas le mot. Les rêveurs, c’est chiant, ça m’ennuie. Or, ce qu’il y a de sublime chez Matsya, c’est précisément qu’elle ne passe pas sa vie à fantasmer, mais à agir. Elle est une battante. Matsya est une créature de rêve, mais pas une rêveuse. Et c’est pourquoi je crois en elle. Vous savez, chaque époque a les héros qu’elle mérite. La nôtre a la chance d’avoir Matsya. Je crois qu’il est de notre devoir à tous de lui rendre hommage ».
Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaouuuuuuh ! Ca, c’est un homme ! Là, je rougis. Pour de vrai. Karl, bon sang, pourquoi n’es-tu pas hétéro ?
En revanche, mon énorme, impardonnable, lamentable méprise, c’est d’insister pour que Karl nous accompagne lors de notre mission en Alaska. Grosse erreur. Mon pauvre corps meurtri me fait payer chaque seconde le prix de mon incommensurable stupidité.
Mes amis, il faut malheureusement que je vous laisse : c’est l’heure de mon massage ayurvédique. Mais promis, je vous raconte tout ça dès que j’émerge de ma petite transe karmique post-massage…
Bises
M.
Bonne nouvelle pour toi : les machistadors façon Rodrigo, c’est pas exactement son genre… Bises !